250 ans des États-Unis d’Amérique

L’Académie des sciences (France) et la National Academy of Sciences (États-Unis) ont célébré conjointement deux siècles et demi de coopérations scientifiques multiples, en Mai 2026 à Paris, en présence d’un nombreux public dans l’Auditorium de l’Institut de France.

Avec Etienne Ghys, Secrétaire perpétuel, nous avons réalisé l’un des 21 podcasts publiés et diffusés à cette occasion. Au dessus du Mont Wilson, des étoiles …, est enregistré sous la Grande Lunette de l’Observatoire de Paris à Meudon. Le Mont Wilson est une modeste montagne dominant la ville de Los Angeles (Californie). Depuis le début du 20e siècle, l’installation de télescopes y conduisit à de multiples coopérations entre astronomes de France et des États-Unis. C’est le site où fut mesuré pour la première fois par Albert Michelson le diamètre d’une étoile (Bételgeuse, dans la constellation d’Orion) selon l’idée proposée par le Français Hippolyte Fizeau. Aujourd’hui les astronomes des deux pays coopèrent sur l’interféromètre CHARA et observent de minuscules détails sur les étoiles.

En 1910, le passage au Mt. Wilson du célèbre opticien français Henri Chrétien, marqua George Ritchey, ingénieur créateur du télescope Hooker de 250 cm, alors le plus grand du monde. Vers 1920, Ritchey vint s’installer à Paris, et leur collaboration conduisit au schéma optique, dit Ritchey-Chrétien. Il garantit une image de qualité dans un grand champ de vue. Désormais presque tous les grands télescopes au monde seront construits sur ce schéma, dont récemment le James Webb Space Telescope.

La fuite des galaxies, causée par l »expansion de l’univers ainsi découverte, fut mise en évidence avec le télescope Hooker en 1929, par l’astronome Edwin Hubble.

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